Physicien en photonique - Entrevue
Mélanie Breton, physicienne en photoniqueMélanie Breton termine présentement un doctorat en physique spécialisé en photonique. Elle mène ses travaux dans l'un des six centres de Recherche et Développement pour la Défense du Canada, la base militaire de Val-Cartier, près de Québec. Un jour, ses travaux sur les hologrammes permettront peut-être aux militaires canadiens de mieux voir venir certaines menaces au cours des missions de paix. Mais pour l'instant, c'est top secret ! Qu'est-ce qui vous a attirée vers ce métier ? Quand j'étais toute jeune, j'ai vu le film Star Wars. Dans une scène, le robot R2-D2 projette un message de la princesse Leïa sous la forme d'un hologramme. Ça a été un coup de foudre ! J'ai dit: "Je veux faire des hologrammes moi aussi !" Quels sont les bons et les mauvais côtés de ce travail ? J'adore la possibilité de jouer avec la lumière, de la maîtriser, de lui faire faire ce que je veux. J'aime moins la partie informatique: il faut apprendre à connaître les logiciels et en programmer de nouveaux régulièrement. Je n'aime pas tellement non plus le fait de m'exposer aux dangers des lasers: malgré toutes les précautions, un laser peut être réfléchi sur une surface métallique et présenter un danger pour les yeux. Quelles sont les qualités d'une bonne physicienne en photonique ? Il faut être très, très curieuse, rester constamment à l'affût de la moindre nouveauté, de la moindre innovation, de la moindre petite information que l'on peut inclure dans nos travaux de recherche. La patience est de mise, car tout ne fonctionne pas toujours comme on le voudrait et développer une nouvelle idée peut être très long. La maîtrise de l'anglais est importante car c'est un domaine de recherche international et les échanges entre chercheurs de différents pays se font surtout dans cette langue. Il faut aussi aimer voyager souvent pour aller assister à des congrès de spécialistes, rencontrer d'éventuels clients, travailler dans des laboratoires étrangers... Finalement, il faut aimer le travail d'équipe: tout se fait en groupe. Racontez-nous un événement mémorable Lorsque j'ai su que je ferais de la recherche sur une base militaire, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Lors de ma première journée, en visitant les laboratoires et en voyant tous ces chercheurs travailler sur des projets mystérieux, je me sentais dans un film comme Mission: Impossible. C'était vraiment impressionnant ! Qu'aimeriez-vous dire aux jeunes qui s'intéressent à une carrière comme la vôtre ? C'est une formation qui offre de belles opportunités d'étudier à l'étranger: l'Arizona, la France... Je lancerais surtout le message qu'il y a de la place pour les filles ! Ce n'est pas que des mathématiques, il y a des contacts humains importants, surtout si on se dirige vers le développement d'outils pour la médecine.
Tu te poses encore des questions sur le métier de physicien en photonique? Pour en savoir plus... Sur la lumière: Parler à la vitesse de la lumière Existe-t-il des couleurs que l'on ne voit pas ? Sur un grand magicien de la lumière: |
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