En avoir dans le ventre
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Une voiture, ça roule vite et ça fait beaucoup de bruit. Assez en tous cas pour faire hurler de peur deux dinosaures échappés du Crétacé qui se croyaient les plus rapides du monde avec leur vitesse de pointe à 30 kilomètres heure… Désolé, Brexx, tu ne fais pas le poids. Penchons nous un peu sur ce que nos bolides ont dans le ventre : leur moteur "quatre temps". Pourquoi "quatre temps" ? Tout simplement parce qu'il passe par quatre phases pour accomplir un cycle complet. Dans un moteur, on trouve une soupape d'admission pour laisser entrer l'essence, un cylindre dans lequel évolue un piston, une bielle, un vilebrequin et une soupape d'évacuation. En gros, ces six pièces sont "l'âme" du moteur (drôle d'âme, quand même...) Au début du cycle, un peu d'essence est admise dans le cylindre à travers la soupape d'admission. Le piston s'abaisse pour laisser entrer le liquide. La soupape se ferme puis le piston remonte en comprimant l'essence qui se trouve à l'intérieur. Il se produit un échauffement, puis une explosion. Le liquide s'enflamme… mais pas de panique ! Tout reste sous contrôle. Le mélange, en s'enflammant, se détend et provoque un nouvel abaissement du piston. A chaque fois que le piston se lève puis s'abaisse, la bielle fait tourner le vilebrequin, et le mouvement vertical du piston est transformé en un mouvement rotatif qui suffit à entraîner les roues de la voiture. Quand le piston arrive en fin de descente, la soupape d'évacuation s'ouvre pour laisser s'échapper les gaz brûlés. Et on revient au début du cycle : la valve d'évacuation se ferme, celle d'admission s'ouvre, et un peu d'essence entre à nouveau dans le cylindre. Ça roule… |
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