Un peu trop haut, un peu trop loin...
Tu croyais être en forme pour conquérir les sommets des plus hautes montagnes ? Te voilà essoufflé au moindre effort. Tu es saisi de nausées et ta tête menace d’exploser. Que s’est-il passé ? C’est le mal des montagnes ! Évidemment, cela ne risque pas de t’arriver si tu escalades le mont Royal (233 mètres) ! Mais si tu vises des sommets de plus de 2 400 mètres, tu as de fortes chances d’éprouver ces malaises.
La raison est simple : plus tu montes haut, moins il y a d’oxygène dans l’air. Par exemple, au sommet de l’Everest (la plus haute montagne du monde), l’air contient trois fois moins d’oxygène qu’au niveau de la mer ! Normal que tu t’essouffles aussi facilement.
Mais il y a pire que l’essoufflement : privés d’oxygène, tes organes commencent à dépérir. Si ces malaises persistent plus de trois ou quatre jours, le message est clair : redescends au plus vite ! Si tu t’entêtes, il y a danger d’œdème : une accumulation d’eau dans les tissus. De l’eau peut même se retrouver dans tes poumons et ton cerveau. Cela risque d’être mortel.
Le mal des montagnes peut aussi provoquer des hallucinations. Même en très haute altitude, les éléphants roses gobeurs de nuages n’existent pas. Tu es certain d’en avoir aperçu un ? Vite ! retourne au plancher des vaches, ça passera !
Pour escalader avec succès des sommets dépassant les 3 000 mètres, ton corps doit tout d’abord s’acclimater à l’altitude.
| Marie-Pier Elie mpelie@cybersciences.com |
2000/10/06