S’acclimater avant de monter
Les globules rouges sont comme de petits camions de livraison : ils sont chargés de transporter l’oxygène des poumons vers les autres parties du corps. En fabriquant plus de globules rouges, ton corps rend la livraison d’oxygène beaucoup plus efficace. Mais il faut lui laisser le temps ! Si, pressé d’avoir le monde à tes pieds, tu montes trop haut, trop vite, les globules rouges ne seront pas encore assez nombreux pour bien accomplir leur tâche.
Voilà pourquoi les alpinistes gravissent les montagnes très élevées en plusieurs étapes. Ils installent des campements à différents endroits, de la base au sommet. Leur organisme peut ainsi s’habituer progressivement à la raréfaction de l’oxygène. C’est ce qu’on appelle l’acclimatation.
Mais au-delà de 8 000 mètres, aucune acclimatation n’est possible. C’est comme si on demandait à un poisson de vivre hors de l’eau : nous ne sommes simplement pas faits pour survivre à une telle altitude. Quelques alpinistes téméraires s’y aventurent parfois, mais jamais très longtemps : à partir de 8 000 mètres, ils entreprennent une course contre la montre… et contre la mort !
| Marie-Pier Elie mpelie@cybersciences.com |
2000/10/03