Science infuse

Des bébés conçus en laboratoire

En général, faire un enfant ce n’est pas très compliqué. Un spermatozoïde rencontre un ovule. Ils fusionnent et forment une cellule d’où se développera une nouvelle vie. Dans certains cas, tout ne se passe pas aussi simplement. Certains couples ont beau essayer, ils ne parviennent pas à avoir d’enfants. On dit de ces couples qu’ils sont stériles.

La stérilité peut affecter l’homme comme la femme. Chez cette dernière, les causes sont très diversifiées : l’ovulation peut être déficiente ou absente, les trompes de Fallope peuvent être bouchées... Bref, toutes sortes d’anomalies peuvent nuire à la fécondation. Chez l’homme, la stérilité est due à la mauvaise qualité ou à l’absence de spermatozoïdes.

Tout n’est pas perdu pour les couples touchés. Aujourd’hui, il existe des méthodes pour « aider la nature ». On peut d’abord favoriser la rencontre des spermatozoïdes avec l’ovule grâce à l’insémination artificielle. On les dépose directement dans l’utérus de la femme; la distance qu’ils doivent parcourir est alors moins grande et les chances de fécondation augmentent.

La fécondation in vitro est une technique un peu plus complexe. Il s’agit de reproduire en laboratoire ce qui se passe dans les trompes de Fallope lors de la rencontre des cellules sexuelles (gamètes). Avec une toute petite aiguille, on va chercher quelques ovules dans les ovaires de la femme. On les place ensuite en présence de plusieurs spermatozoïdes dans une boîte de culture. Les spermatozoïdes et les ovules fusionnent et forment des embryons. Ces derniers sont implantés dans l’utérus de la femme. Si tout va bien, au moins un des embryons s’accroche à la paroi de l’utérus et se développe.

La première réussite du genre remonte à 1978 et a permis à Louise Brown, le premier bébé-éprouvette, de voir le jour. La fécondation in vitro est devenue depuis un procédé relativement courant.

Jacinthe Elie
jazou78@hotmail.com

  2001/01/29