De l’oxygène svp!
Chaque jour, tu inspires et expires au moins 28 000 fois ! À leur façon, les plantes, les insectes et les microbes respirent aussi. Pas le choix : toutes les cellules vivantes ont besoin d’oxygène pour produire de l’énergie.
Emprisonnés dans ta poitrine, tes vaillants poumons se chargent d’aller chercher cet oxygène dans l’air que tu respires. Prends une bonne inspiration : tu peux les voir se gonfler ! Mais le travail est loin d’être terminé : tes cellules attendent toujours leur ration d’oxygène...
Crois-le ou non, notre corps n’utilise même pas le quart de l’air inspiré par les poumons. Quel gaspillage ! Mais nous n’avons pas vraiment le choix : l’air est constitué de 78 % d’azote, de 21 % d’oxygène et de quelques autres gaz plus rares. Seul l’oxygène est essentiel à notre survie. L’azote ne peut pas traverser les capillaires. Il reste dans les alvéoles et est aussitôt rejeté lors de l’expiration.Celui-ci passe directement de tes poumons à ton sang en traversant de minuscules vaisseaux sanguins, les capillaires, qui tapissent la surface de tes poumons. C’est là que les globules rouges entrent en action. Ton sang est rempli de ces minuscules camions qui transportent l’oxygène vers chacune des cellules de ton corps.
Après avoir utilisé l’oxygène que le sang leur amène, tes cellules rejettent toutefois un déchet : le gaz carbonique (CO2). Si tu ne t’en débarrasses pas au plus vite, tes cellules mourront empoisonnées. De là l’importance de l’expiration. Empruntant le chemin inverse de celui de l’oxygène, le gaz carbonique est transporté par le sang vers tes poumons. Il traverse aussi les capillaires, puis il est rejeté par ta bouche ou par ton nez.
C’est le bulbe rachidien, situé à la base de ton cerveau, qui contrôle ta respiration. Même lorsque tu dors comme un loir, ton bulbe rachidien demeure fidèle au poste. Et n’essaie pas de le déjouer, c’est lui le plus fort. Si tu retiens volontairement ta respiration, il t’obligera à inspirer avant qu’il soit trop tard, quitte à te faire tomber dans les pommes...
| Marie-Pier Elie mpelie@cybersciences.com |
2000/10/06