Dans les bras de Morphée
Une autre journée qui s’achève. Bonne nuit, tout le monde ! Tu te glisses sous les couvertures et tu fermes les yeux. Tes pensées vont et viennent...Tout devient de moins en moins cohérent. Tu as l’impression de flotter. Parfois, tu éprouves la sensation de tomber dans le vide et tu t’éveilles en sursaut. Normal : tu n’en étais qu’au stade 1 du sommeil, le plus léger d’entre tous. Si rien ne vient troubler ta détente, tu atteindras le stade 2. Puis le stade 3, 20 minutes après t’être mis au lit. Ta température s’abaisse un peu, tu respires plus lentement et ton cœur bat moins vite. Tes muscles sont complètement décontractés. Te voilà prêt à entrer dans le stade 4...
Tu es profondément endormi. Il serait bien difficile de te réveiller, même si tu ne dors que depuis 45 minutes ! Toutes les 20 minutes environ, tu changes de position. Retour au stade 3. Puis, au stade 2 et au stade 1. Et voilà que ta température augmente à nouveau. Ta respiration et les battements de ton cœur s’accélèrent. Qu’est-ce qui se passe ? C’est le sommeil paradoxal qui commence !
Durant le sommeil paradoxal, ton cerveau est très actif. Normal : c’est à ce moment que surviennent la plupart des rêves. Tes yeux bougent rapidement sous tes paupières. Tes muscles, par contre, sont complètement paralysés. Cela t’empêche d’effectuer les mouvements que tu accomplis en rêve. Voilà pourquoi il te semble parfois si difficile de t’enfuir à l’approche des monstres qui hantent tes nuits...
Après cet épisode de sommeil mouvementé, retour au stade 4, puis 3, puis 2, puis 1... comme des montagnes russes ! Un voyage qui sera interrompu par la sonnerie du réveille-matin. Et une autre journée qui commence...
| Marie-Pier Elie mpelie@cybersciences.com |
2000/10/06