Jeanne d'Arc du Caire
On pensait avoir retrouvé les restes de la sainte. Mais c’étaient ceux d’une momie!Tu as sûrement déjà entendu parler de Jeanne d’Arc, cette héroïne française qui dirigea une armée, puis fut brûlée vive en l’an 1431. On pensait avoir retrouvé ses restes dans un grenier de Paris. Mais finalement, c’étaient ceux d’une momie égyptienne!
Les os avaient été retrouvés dans un bocal chez un apothicaire, il y a déjà 140 ans. Mais grâce aux techniques d’analyse modernes, on a enfin pu connaître la vérité à leur sujet. Grâce à une datation au carbone 14, on a pu établir qu’ils étaient très vieux, trop vieux en fait pour avoir appartenus à Jeanne d’Arc. Ils dateraient d’avant Jésus-Christ!
Grâce à plusieurs autres analyses, le médecin légiste qui a examiné les restes a découvert des traces d’embaumement, ce qui confirme l’hypothèse de la momie égyptienne. Pour en avoir le cœur net, il a utilisé une méthode faisant appel non pas aux technologies de pointe, mais à… l’odorat humain. Il a demandé à des experts travaillant pour des parfumeurs de renifler les ossements. Ces experts (qu’on appelle des «nez») ont reconnu plusieurs odeurs, dont celle de la vanille, caractéristique des corps en décomposition. Impossible de détecter une telle odeur quand la personne a été brûlée vive!
Comment une momie a-t-elle pu atterrir chez un apothicaire parisien? Au Moyen-Age, ces ancêtres des pharmaciens utilisaient fréquemment de la poudre de momie pour leurs préparations médicinales.
Fanny Rollin et Catherine Dubé
28/05/2007
Pour en savoir plus:
Comment fonctionne la technique de la datation au carbone 14?