Échos des labos

Moustiques transgéniques

Après le maïs, les pommes de terres, les saumons et les chèvres, voici les maringouins génétiquement modifiés.

Comme à chaque fois que les chercheurs se permettent de jouer avec les gènes d’un être vivant, il y a un but à l’intervention. Dans ce cas-ci, empêcher les moustiques de transmettre le paludisme.

Tu ne connais peut-être pas cette terrible maladie, mais les habitants des pays tropicaux, eux, connaissent…

Le paludisme, ou malaria, tue entre un et trois million de personnes dans le monde chaque année. Aucun vaccin ne permet de l’enrayer.

Certains médicaments font un bon boulot, mais le satané parasite qui cause la maladie leur résiste de mieux en mieux. Cette petite bête microscopique, répondant au joli nom Plasmodium, se transmet uniquement par une piqûre de moustique.

En introduisant de nouveaux gènes dans les cellules des moustiques, des généticiens ont réussi à bloquer le développement du Plasmodium.

C’est vraiment une bonne nouvelle… mais pour l’instant, ça ne change rien à la vie de qui que ce soit. Pas question de libérer ces insectes dans la nature, tant que les scientifiques ne connaîtront pas toutes les conséquences possibles.

Ça risque de prendre un bon bout de temps, mais c’est ainsi que la science progresse : à tout petits pas.

Marie-Pier Elie