Haro sur les rots de moutons !
Un vaccin australien réduit les émissions de méthane provoquées par les éructations des animaux de la ferme.
Si on ne peut empêcher un rot ou un pet de mouton de nuire à ses voisins, il est désormais possible d'empêcher ces érucations de nuire à l'environnement.
Les rots et les pets des moutons, vaches et autres animaux de la ferme représenteraient 20 % des émissions mondiales de méthane. Or le méthane est un gaz à effet de serre encore plus nocif que le dioxyde de carbone rejeté par les voitures ou les usines puisqu'il retient 23 fois plus de chaleur dans l'atmosphère terrestre que le CO2.
Fort de ces constatations, un chercheur australien s'est lancé dans la lutte pour la protection de la planète en s'attaquant à ces gaz. Son équipe a développé un vaccin contre les bactéries intestinales qui produisent le méthane chez les moutons. Résultat : après deux injections, les animaux ont émis 8 % moins de méthane lors de leurs éructations.
Le vaccin ne combat encore que 20% des microbes intestinaux producteurs de méthane. L'équipe de chercheurs espère améliorer prochainement les capacités de son vaccin en augmentant l'éventail des bactéries visées.
Isabelle Cuchet