Futuroscope

Les changements climatiques > Aujourd'hui

©Greenpeace/Daniel Beltra
Les scientifiques en ont la preuve aujourd’hui: la Terre se réchauffe. Au Canada, toutes les saisons affichent désormais des températures au-dessus des normales saisonnières. Ça dure depuis 9 ans et tout laisse croire que ça va continuer.

Les scientifiques ont calculé une hausse moyenne des températures de 0,5°C à 3,5°C au Québec d’ici l’an 2020 (la hausse ne sera pas la même selon les régions et les saisons).

Quelques degrés de plus, ça semble peu, mais c’est beaucoup! Imagine: s’il faisait 4 degrés de moins sur l’ensemble de la planète, nous aurions 4 kilomètres de glace au-dessus de nos têtes, comme lors des périodes glaciaires de la préhistoire…

Avec 3 ou 4 degrés de plus, les changements seront aussi spectaculaire. En comparaison, les températures ont augmenté de moins de 1 degré durant les 100 dernières années et les effets s’en font déjà ressentir.

Car si les plus frileux se réjouissent qu’il fasse plus chaud, les scientifiques, eux, craignent que les animaux et les plantes soient incapables de s’adapter assez vite à ces changements climatiques trop brutaux. Présentement, les plantes s’y adaptent dix fois trop lentement.
©Greenpeace/Abram Powell

Sommet sur le climat, à Bali, décembre 2007: un militant déguisé en ours polaire se tient à côté d'un thermomètre géant affichant le message "ne faites pas cuire la planète".


Les arbres sont de plus en plus menacés par les feux de forêts, les épidémies d’insectes et des événements climatiques comme le verglas, les tempêtes et les sécheresses à répétition. Cette destruction de la forêt met en danger les caribous qui voient leur territoire rapetisser et leur nourriture se raréfier.

Les ours polaires aussi sont menacés. Avec la réduction vertigineuse de la banquise, leur territoire glacé fond à vue d’œil. Ils doivent parcourir des distances de plus en plus grandes pour chasser les phoques habitant sur la glace avec leurs petits. Beaucoup d’ours meurent avant d’atteindre leur nourriture et même les plus robustes ont perdu jusqu’à 30% de leur poids.
 
Quant aux poissons, ils souffrent du réchauffement des lacs et des rivières. En 2001, un grand nombre de carpes ont succombé à un coup de chaleur en plein milieu du fleuve Saint Laurent.

L’eau monte et monte…

La glace qui fond au nord, cela fait monter le niveau des océans. Dans le golfe du Saint-Laurent, on mesure une hausse de 30 cm depuis 100 ans. Les tempêtes grignotent chaque année un peu plus les berges du fleuve, au point que les habitations et les routes perchées dessus risquent de s’effondrer.

Sur la Côte-Nord, le dessèchement de l’argile sous les rayons agressifs du Soleil, l’absence de banquise protectrice durant l’hiver et l’alternance de gel/dégel (des phénomènes naturels aggravés par le réchauffement climatique) ont fragilisé le sol et les falaises s’écroulent aujourd’hui au ralenti. Quelques maisons ont dû être abandonnées avant qu’elles ne basculent dans le Golfe.

Tu veux voir ce qui risque d'arriver en 2040? Clique ici!


Page créée le 7 janvier 2008
Recherche: Raphaëlle Derome
Rédaction: Fanny Rollin